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Les carnets d'Hitler


La une du SternEn 1983, un scoop sensationnel barrait la une du journal ouest-allemand Die Stern. Il disait avoir découvert le journal intime d’Adolf Hitler, compilé dans plusieurs carnets. La nouvelle fit le tour du monde et le journal commença leur publication, reprise planétairement. Quelques semaines plus tard, des résultats d’expertise démontrèrent que les carnets étaient des faux.
Comment le journal fut-il été berné ? Pourquoi avait-il payé près de 9,4 millions de marks sans même faire examiner les livres par un expert ?
Gerd Heidemann était un documentaliste sans relief au magazine Stern. Il était également un grand collectionneur d’objets et écrits nazis. Entre autres, il avait acquis le yacht de Hermann Goering. Il connaissait l’histoire nazie dans ses moindres détails et savait qu’un avion déménageant du matériel du Fürher s’était écrasé près du village de Boernersdorf en Allemagne de l’est. Hitler en fut affecté car l’avion contenait des notes personnelles.
Au cours de l'année 1980, Heidemann fit la connaissance d'un autre collectionneur d'objets nazis. Ce dernier lui révéla sa plus précieuse pièce, un volume du journal personnel d'Adolf Hitler, qui fût retrouvé dans l'épave d'un avion près du village de Boernersdorf. Après avoir fait des recherches, Heidemann réussit enfin à retrouver la source du précieux journal, un certain Konrad Fischer. Près d'un an après avoir vu un des volumes du journal, le documentaliste réussit finalement à organiser une rencontre avec Fisher.
Ce dernier expliqua que son frère, un général de la garde frontalière de l'Allemagne de l'Est avait découvert le journal dans la maison d’un villageois de Boernersdorf, qui l'avait récupéré dans l'épave de l'avion. D'ailleurs, cet ouvrage n'était que le premier d'une série des vingt-sept volumes qui composaient l'ensemble du journal intime d'Hitler. Heidemann mordit à l'hameçon, il sauta sur l'occasion incroyable qui s'offrait à lui et commença immédiatement à négocier les journaux et un manuscrit inédit de Mein Kampf.
De retour en Allemagne de l'Ouest, Heidemann expliqua toute l'histoire à la direction du journal. Il déclara au journal que Fisher demandait 2,5 millions de deutschmarks pour les volumes du journal, un manuscrit inédit de Mein Kampf et le transport des livres au-delà de la frontière de l'Allemagne de l'Est. Ils ne deavaient appeler aucun expert et garder le secret le plus absolu autour de la nouvelle, sinon le général douanier est-allemand cesserait de les envoyer. La direction du journal, voulant absolument mettre la main sur ce qui pourrait devenir le plus grand scoop du monde, donna son accord.
Cependant, l'équipe du journal aurait dû se méfier d'une chose, la passion obsessionnelle de Heidemann pour les objets nazis. D'ailleurs, tout le monde était au courant. En effet, il avait déjà fait perdre beaucoup d'argent au journal pour la recherche de Martin Bormann, un assistant d'Hitler qui disparût après la guerre, qui se résulta infructueuse. Pourtant, le Stern accepta les conditions.

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